mardi, mai 24, 2005

The Laguna Colorada

Durant cette journee ensoleille mais extremement venteuse, nous continuons notre cheminement a travers le desert du sud de Bolivie. En fait, il y a des delimitations entre les deserts mais pour moi le sable se ressemble...
Encore une fois les trajets sont longs. Heureusement j'ai droit de sieger a cote du chauffeur ou mes genoux se sentent plus a l'aise. Nous roulons toute la journee avec arrets "photo" a el arbol de piedra (une formation rocheuse en forme d'arbre) et plusieurs lagunas dont je ne me souviens pas des noms. La premiere nous permet d'admirer quatre flamands (plus tot dans l'annee, la marre en est remplie)! Malgre le peu d'exemplaires "exposes", on arrive a recenser le flamand andin et le flamand St James.
On passe rapidement une autre lagune avec deux flamands, quelques autres assechees car c'est la saison seche, eh oui, avant de nous arreter a la Laguna Colorada. Je me souviens du nom de celle-ci car c'est une des plus celebres. Ses couleurs changent grace aux mineraux que son eau contient et la rendent magnifique. En temps normal... Car aujourd'hui c'est trop venteux. Du coup l'eau est blanche. Point. Elle ne merite meme pas de photo malgre son nom.
Cette lagune est tellement reputee qu'une sorte de station pour touristes s'est construite sur son bord. Quelques batiments carres ou les visiteurs s'entassent dans les dortoirs. Il fait froid, extrement froid. C'est a cause du vent.
J'abandonne tout le groupe lorsqu'il tente courageusement une visite des bords de la lagune. Je reste sur mon lit, emmitouflee dans une couverture en tentant d'oublier la temperature grace a une lecture qui ne requiert pas une grande concentration (El Código da Vinci, en espagnol s'il vous plait!). Je vois revenir mes collegues un a un, grelottant. Seul PH revient tranquillement apres tout le monde, satisfait de sa petite course autour de la Laguna Colorada. Il est le seul souriant et rechauffe, avec le Suisse qui lui non plus ne se plaint pas du temps.
Nous attendons maintenant avec impatience le mate de coca promis. Celui-ci ne viendra jamais, notre chauffeur-guide etant introuvable. Avec l'autre fille du groupe, nous affrontons courageusement le froid a sa recherche. Nous perdons patience en voyant que tous les autres sont servis, bien au chaud. Les hommes restent sereins en jouant aux cartes.
Nous trouvons enfin les cuisinieres qui s'occupent de nous sept. Elles disent que le repas sera bientot servi mais Charlotte et moi mourons de ne pas avoir bu notre eau chaude. Tyson, ainsi surnomme a cause de sa gencive debarrassee de dents en haut de la bouche, refait son apparition. Il s'excuse de l'abandon. Il est lui-meme en mauvaise posture car les 3 agences d'Uyni qui nous ont places ne se sont pas organise pour le lendemain. Ainsi Tyson ne sait pas comment se detripler avec nous deux qui continuons sur le Chili (c'etait prevu Vanessa!), un Francais qui a reserve 4 jours d'excursion et les autres qui rentrent a Uyuni.
Nous lui pardonnons car le repas est servi. Soupe, pates et au lit! Je ne sais pas comment font les hommes pour continuer de jouer aux cartes dans ce froid glacial.