lundi, mai 23, 2005

Le Salar de Uyuni

Deja une semaine que nous n'avons pas ecrit... Une semaine passee dans des lieux retires du monde civilise.
Apres notre dernier message, nous sommes arrives a Uyuni a 2h30 du matin en provenance de Potosi. Uyuni se situe a l'entree de son desert de sel. Il y fait tres ensoleille la journee, glacial la nuit. Heureusement, nous avions un minimum prevu notre arrivee dans la nuit et une chambre nous etait reservee. Ainsi, nous avons pu nous y reposer quelques heures avant de faire l'ouverture des nombreuses agences touristiques qui nous permettraient de partir visiter le Salar d'Uyuni et le Sud Lipez, deux regions tres tres touristiques.
Uyuni a beau etre une minuscule ville de 2 ou 3 milliers d'habitants, sa position strategique attire de nombreux touristes et on trouve hotels, restaurants et agences en grand nombre. Malgre cela, nous n'avons pas pris le luxe de passer en revue les agences en pensant que toutes proposaient plus ou moins les memes services.
Nous avons donc reserve un tour en 4x4 de 3 jours / 2 nuits avec Paula Tours. Mais, comme il est courant en basse et moyenne saisons, celle-ci s'est groupe avec deux autres agences afin de remplir le 4x4 et rentabiliser le tour. L'organisation n'en fut pas rentabilisee de meme!
Et c'est ainsi que nous quittons Uyuni avec un Suisse, deux Francais et deux Hollandais pour notre premiere etape, toute proche : le Salar d'Uyuni. Il s'agit d'une enorme etendue de sel qui croit chaque annee un peu plus. Une petite partie est reservee a son exploitation mais la majeure surface fait partie de la reserve nationale.
On comprend vite pourquoi cette region est une des plus visitee de Bolivie lorsque l'on est entoure d'une mer de sel immacule qui donne parfois l'impression de faire des vagues. L'impression est decuplee depuis la Isla de los Pescadores (des pecheurs) ou poussent de nombreuses especes de cactus. De son sommet, on imagine etre un Robinson perdu au milieu d'un ocean a l'eau uniquement blanche. Enfin, on pourrait se sentir l'ame d'un Robinson en faisant abstraction des touristes dont bien sur on fait partie! Pierre-Henri a tout de meme rale un peu quand il a vu la vingtaine de 4x4 agglutines autour d'un meme site. Mais bon, c'etait a prevoir!
Nous avons quitte le Salar pour nous rendre jusqu'a notre point de chute de la nuit, San Juan, village completement perdu au milieu du desert. Beaucoup de route assis sur une banquette peu confortable m'ont mis les genoux en compote. Heureusement un leger arret pour fotographier des formations rocheuses apres des kilometres de sable nous ont ete benefiques.
A San Juan, du vent, du vent et du vent. Notre guide nous informe que ce n'est rien compare a ce qui nous attend le lendemain. On peut admirer la lune se lever. Elle parait immense! Rien ne vit dans ce village. On cherche desesperement ame qui vive. Enfin, a travers le sable souleve par les rafales de vent, on apercoit la silhouette de deux femmes emmitouflees dans leur epais chale qui rasent les murs d'une ruelle rectiligne.